23.01.2008
Le Stress n'est pas un signe de faiblesse
L'avis de Patrick Légeron, dirigeant du cabinet de conseil Stimulus :
"Il y a un grand malentendu avec le stress : il devrait être perçu comme un signal d’alarme et non comme un signe de faiblesse. Or trop souvent, aux yeux des directions générales, les gens stressés sont des faibles, inadaptés à leur environnement professionnel."
"Nokia a compris qu’il avait financièrement intérêt à réduire les frustrations de ses salariés et à améliorer les relations humaines. Moins de conflits sociaux, moins d’absentéisme, moins d’arrêts maladie, ce sont autant de foyers d’économie potentiels."
"Sur le stress, le leader mondial des téléphones portables a enregistré au final un retour sur investissement d’1 sur 3 : chaque euro dépensé lui a évité d’en perdre 3 !"
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21:48 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Management, Stress, Ressources humaines, DRH, Formation
27.12.2007
Bienvenue sur cet espace de discussion, dédié à la gestion du stress en entreprise
Vous trouverez sur ce site des articles relatifs au stress en entreprise, que vous pourrez agrémenter de vos commentaires.
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28.09.2007
Comment les situations de tension sont-elles vécues ?
Dans les situations de tension, le rythme respiratoire s’accélère et le rythme cardiaque également. Ce phénomène est normal, car l’accélération des rythmes biologiques permet une meilleure efficience et une activité plus énergique durant l'action.
Chez un sujet non stressé, le cœur et le système respiratoire retrouvent leur rythme normal dès que la situation est rétablie et que le calme est revenu.
Mais si la situation de tension est mal vécue, ou si des situations de tension s’enchaînent les unes derrière les autres sans que le sujet ne puisse bénéficier d’une phase d‘accalmie, alors la tension nerveuse perdure, et le rythme du coeur devient irrégulier, atypique, ce qui est mesurable aujourd’hui par ordinateur. C’est-ce qu’on appelle… le stress.
Je dois faire ici une parenthèse car certains auteurs ont parlé de « bon stress », laissant entendre qu’une certaine dose de stress était bénéfique. D’autres disent au contraire que le stress est de toutes façons indésirable et mauvais pour la santé. Qui croire et comment y voir clair ?
En réalité, tout dépend de la manière dont on définit le Stress…
Jusqu’à il y a peu, on n’avait pas de moyens précis pour mesurer le stress, étant donné que bien souvent, la part du subjectif est importante. Vous pouvez avoir par exemple deux passagers dans une voiture qui fonce : l’un aime la vitesse et il est ravi, l’autre est terrorisé et s’accroche au fauteuil… La situation objective est pourtant la même, mais elle est vécue différemment par les deux passagers.
C’est sans doute à cause de cette part importante du subjectif dans les situations qualifiées de stressantes, que l’on a si longtemps été dans le flou.
On pourrait se contenter de dire que dans certaines situations de tension (des situations où il est nécessaire de réagir vite sous peine de danger) certaines personnes stressent et d’autres non. Et dans le cas où le stress survient, le rythme cardiaque est perturbé et devient atypique. Ce qui fait que finalement, la constatation d’un rythme cardiaque devenu erratique, est encore la meilleure définition du stress, car elle est aujourd’hui mesurable et objective.
Les mesures effectuées par ordinateur sont intéressantes à plus d’un titre. Ayant réalisé un certain nombre de ces mesures lors du salon Arthémisia, à Marseille, où je tenais un stand sur la gestion du stress, j’ai pu observer que les personnes pratiquant un sport d’endurance (comme le footing ou le vélo) ont une très bonne cohérence cardiaque, autrement dit une synchronisation parfaite entre le rythme cardiaque et le rythme respiratoire. Chez les sujets se plaignant de stress, cette cohérence est au contraire très réduite, même lorsqu’ils sont au repos.
Il semble donc que le sport soit bénéfique. Le sujet est d’ailleurs évoqué plus loin (voir l’article « En quoi l’activité physique est-elle bénéfique ? »)
Au-delà de la pratique sportive, d‘autres méthodes jouant sur l‘aspect physiologique du stress sont également envisageables. Puisque le stress modifie le rythme respiratoire et le rythme cardiaque, il est raisonnable de penser qu’il faudra apprendre à mieux les maîtriser.
Jusqu’à présent, les moyens de lutte contre le stress au travail se limitaient à des prescriptions d’ordre technique (adaptation des méthodes de travail), ou à des modifications de l’environnement (ergonomie des postes de travail).
Le moment est venu de penser aussi en termes de capacité physiologique de résistance au stress.
Certaines personnes ont manifestement une capacité naturelle de résistance au stress. Ces personnes peuvent aller jusqu’à choisir un métier considéré comme stressant, et trouver stimulantes les activités que les autres redoutent. Mais pour la grande majorité d‘entre nous, entraînés dans un rythme que nous n’avons pas choisi, la situation est différente.
Notre capacité de résistance au stress a besoin d’être soutenue, et si pour cela un travail d’ordre physiologique est nécessaire, cela vaut la peine de s’y intéresser.
14:05 Publié dans 3_Les situations de tension | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, médecine, psychologie, stress au travail, management, ressources humaines, DRH

