28.09.2007
En quoi l’activité physique est-elle bénéfique ?
Nous avons tous eu l’occasion de remarquer à quel point le sport change les idées, aère l’esprit et donne une meilleure maîtrise de soi.
Or la mesure du rythme cardiaque confirme ce fait. En effet, chez les personnes se disant stressées, on observe un rythme cardiaque erratique, ne suivant pas régulièrement le rythme respiratoire (on dit que la cohérence cardiaque est mauvaise). Au contraire, les personnes qui pratiquent un sport d’endurance, ont la plupart du temps une excellente cohérence cardiaque.
Il semble donc que l’on puisse compenser l’effet du stress par une activité physique, surtout si elle est régulière et conduit à un bon entraînement du muscle cardiaque.
Si l’on replace le phénomène du stress dans son contexte, la raison de cette efficacité apparaît plus clairement. En effet les émotions fortes comme la peur et la colère, correspondent à un système de défense naturel contre les dangers ou la concurrence entre prédateurs (voir l'article "le stress, un mécanisme de survie", du 25.09.2007). L’homme sortant de sa caverne, rencontre un ours : aussitôt le système émotionnel déclenche une décharge d’adrénaline, l’activation du rythme cardiaque, et l’oxygénation des muscles. Une grande énergie est déployée au cours de l’action qui s’ensuit : bataille ou fuite. L’adrénaline est évacuée au cours de cette action gourmande en énergie : le surplus de calories mis au service des muscles, est immédiatement brûlé.
Le problème, c’est quand il n’y a pas d’action. Le système n’est pas vraiment prévu pour cela et si l’alerte est déclenchée pour un rien, de manière répétitive, il s’ensuit une fatigue qui n’est pas due à l’action physique, mais au contraire au manque d’activité consécutive à la répétition des fausses alertes. Et c’est bien de ce type de fatigue que se plaignent les gens stressés, une fatigue nerveuse comme ils disent, et qui se différencie nettement de la fatigue physique, en particulier, elle rend le sommeil plus difficile.
Quand on est stressé, rien de tel qu’une bonne séance d’exercice physique pour retrouver le sommeil.
Mais quelle type d'activité physique choisir ? Certaines personnes préfèrent une activité intense comme le squash, et c’est peut-être effectivement un bon moyen d’évacuer la tension nerveuse de la journée. D’autres préfèrent le jogging, le vélo, en fait des activités que l’on fait à son rythme, et qui tendent à régulariser le rythme respiratoire. Mesures à l’appui, ces sports d’endurance sont excellents.
Mais que doivent faire ceux qui n’ont pas le temps, ou qui manquent de capacités physiques, soit à cause de l’âge, soit à cause de problèmes d’articulations par exemple ?
Et bien, tout le monde sait que le yoga est excellent pour lutter contre le stress. Ce que l’on sait moins, c’est que les respirations profondes du yoga, connues sous le nom de Pranayama, améliorent la cohérence cardiaque en seulement quelques minutes. On peut en faire l’expérience sous le contrôle de l’ordinateur, et le résultat est visible directement sur l’écran… Etonnant, non ?
Mais c’est quoi finalement cette cohérence cardiaque dont on parle tant ? Patience, la suite au prochain numéro…
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25.09.2007
Le stress, un mécanisme de survie
Apparu au cours de l'évolution des espèces, le système émotionnel est avant tout un mécanisme de survie : les émotions fortes, telles que la peur ou la colère, nous donnent l'énergie nécessaire pour faire face au danger ou écarter un concurrent.
Ce système a sauvé bien des fois nos ancètres, de même que les animaux qui nous ont précédés dans la chaine de l'évolution.
Nous partageons ce système de défense avec le règne animal, notamment avec des animaux assez primitifs, comme les reptiles ou les oiseaux, considérés à quelques exceptions près, comme beaucoup moins intelligents que les mammifères. Nos reflexes émotionnels, font appel à des parties archaïques de notre système nerveux : le cerveau reptilien, le cerveau limbique, ainsi que d'autres groupes de neuronnes, situés dans le coeur et dans l'intestin.
Lorsque le danger survient, le mécanisme du stress intervient :
- le coeur se met à battre au triple galop (son rythme peut passer de 60 à 180 battements par minute), pour irriguer plus vite et plus efficacement le système musculaire
- la digestion est coupée, afin que le sang participant à la fonction digestive, soit immédiatement envoyé vers les muscles pour mieux les oxygéner (cela explique pourquoi durant le temps de l'action, il arrive que le stress nous coupe l'appétit)
- l'énergie utilisée par le système immunitaire, est récupérée au bénéfice du système musculaire, devenu prioritaire dans la lutte pour la survie
- la partie du cerveau la plus intelligente (le cortex cérébral, particulièrement développé chez les mammifères) est déconnecté de l'action, comme si l'intelligence analytique était considérée par la nature comme trop lente (voilà pourquoi lorsqu'on a peur ou qu'on est en colère, on a tant de mal à trouver les mots justes, et pourquoi on peut si facilement dire des choses que l'on regrette par la suite).
Conclusion : la nature a magnifiquement combiné les choses pour que l'homme, au sortir de sa caverne et s'il rencontre un ours, puisse se sauver ou se battre dans les plus brefs délais et sans s'encombrer de scrupules.
Le système a si bien marché que nous nous sommes débarrassés de nos principaux prédateurs et que l'ours aujourd'hui, n'existe plus en tant que tel... L'ours aujourd'hui, c'est le client en colère, ou le conjoint mécontent...
En d'autres termes, le beau mécanisme que la nature avait si intelligemment prévu pour nous sauver la vie, se trouve surdimensionné dans le monde d'aujourd'hui...
Un défi de plus pour l'humanité, alors... Toutes les idées sont les bienvenues, et je vous invite à nous en faire profiter dans les commentaires...
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